Sam Lightnin' Hopkins



Né le 15 mars 1912 à Centerville (Texas)

Mort le 30 janvier 1982 à Houston (Texas)

Instrument(s) : Guitare Chant  

Grandes dates


 

Sam Hopkins voit le jour le 15 mars 1912 à Centerville au Texas. En 1915 le décès de son père conduit sa famille à s’installer à Leona. Il débute la musique très jeune, confectionnant sa première guitare à huit ans avec une boîte de cigare et du grillage à poules. Débutant ainsi dans le monde du blues avec l’aide de ses deux frères Henry et Joel.
En 1920 il rencontre Blind Lemon Jefferson, qui le poussera plus avant et lui servira de guide. Il joue avec lui ainsi qu’avec son cousin Alger “Texas” Alexander qui, bien que chanteur, ne savait jouer d’aucun instrument. Hopkins continue à accompagner celui-ci jusque vers le milieu des années 30 où un séjour à la Houston County prison farm l’éloigne du monde de la musique pour un temps.

 
 

A sa sortie de prison il retrouve Alexander et se remet à écumer les clubs de blues avec lui, commencant à jouer dans les états voisins. En 1946 il est repéré par Lola Anne Cullum du label Aladdin Records de Los Angeles. Le 9 novembre 1946, dans la Cité des Anges, Hopkins enregistre pour la première fois. Pour l’occasion il est associé à un pianiste du nom de Wilson "Thunder" Smith qui va l’affubler du surnom de “Lightnin” qui lui restera. La chanson “Katie May” enfantée lors de cette séance devient rapidement un succès.
Le talent indéniable de Lightnin et les excellentes ventes poussent rapidement Aladdin Records a lui accorder un nouvel enregistrement en 1947. Il entrera par la suite à 43 reprises en studio pour la même compagnie. En 1949 il enregistre pour Modern/RPM en solo avec une petite section de rythme “Tim Moore's Farm”. Puis il enchaîne avec “Give Me Central 209” et “Coffee Blues”, qui rentrent dans les hits parades en 1952.

 
 

Hopkins signer ensuite pour les labels Mercury et le Decca. En 1954 il produit toute une série de succès "Lightnin's Boogie”, "Lightnin's Special" et "Hopkins' Sky Hop” avec le batteur Ben Turner et Donald Cooks le bassiste célèbre pour ses doigts ensanglantés lors de sessions torrides. Mais, bien qu'il enregistre de façon prolifique entre 1946 et 1954, la plupart de ses enregistrements demeurent confiné à la communauté noire. Il lui faut attendre 1959 et une rencontre avec le producteur Sam Chambers pour que sa musique connaisse enfin la popularité auprès du public blanc.

 
 

Le folkloriste Mack McCormick redécouvre le guitariste, et le présente comme un des piliers du blues. Lightnin se tourne alors vers une guitare acoustique et devient une célébrité lors du renouveau du folk blues des années 1960. À la fin de cette décennie, il fait l'ouverture de grands groupes de rock psychédélique comme le Grateful Dead et Jefferson Airplane. En 1968, il enregistre même un album accompagné par le groupe de rock les 13th Floor Elevators.
Au début des années 1970, porté par la vague du succès, il effectue une tournée en Europe où il joue pour la reine Élisabeth II. Après 1974, sa santé fragile le contraint à s'éloigner des studios d'enregistrement.
Lightnin' Hopkins s’éteint le 30 janvier 1982, miné par la maladie, à Houston. Ses funérailles réunissent plus de 4 000 personnes dont de nombreux fans et musiciens.
Lightnin' Hopkins a été un des bluesmen les plus prolifiques de l’histoire avec plus de 85 disques enregistrés.

 
 

Parmi ses plus grands succès, on peut citer : “Katie May”, “Baby please don't go” (repris par de nombreux groupes tels Aerosmith ou ACDC), “Shotgun Blues”, “Abilene” et “Short Haired Woman” ainsi que son chef-d'œuvre “Mojo Hand”.
Hopkins a eu une grande influence sur le travail de Jimmie Vaughan ainsi que sur la voix et le style de Ron "Pigpen" McKernan le clavier du Grateful Dead jusqu'en 1972. Mais, de ZZ Top à Albert Collins, de nombreux autres musiciens ont subis, consciemment ou pas, son influence.
Personnage envoutant à la voix rocailleuse, ses textes d’un réalisme saisissant et son jeu de guitare aérien, auront fait de lui l’un des grands personnages du Blues rural. Lightnin’ Hopkins deviendra aussi, pour avoir amplifié sa guitare dès 1946, l’un des premiers bluesmen moderne. D'un style lent et incisif, il adoptera un jeu saturé avec des basses très marquées lorsqu’il passera à la guitare électrique.
Excellent chanteur également, il utilisait le ton de la conversation et un humour lapidaire, pour faire passer les sujets graves exprimés dans ces textes.Donnant un blues poignant et envoutant.

 
lien direct vers la discographie de Sam Lightnin' Hopkins
 

Biographie écrite par Devil's Slide


 

 

Equipe du site

 

Copyright Au Pays Du Blues - 2007-2012 -